Bas relief ASSOUKA

Le Point représente Dieu. Selon la Mystiques soufis, le secret du Coran repose dans la sourate al-Fatiha, le secret d’al-Fatiha repose dans la Bismillah, la quintessence de la Bismillah est la lettre Ba et le point en dessous du Ba recèle tout l’univers.

Le point est aussi un œuf blanc symbolisant la Tradition transmise depuis la nuit des temps et déclinée selon les époques et les peuples.

La lune et le soleil ont été adorés par analogie par le passé. Comme le dit le proverbe zen: « Lorsqu’on vous montre la Lune il faut regarder celle-ci et non le doigt qui la montre». Il en est de même ici pour le point dans ce bas-relief.

La Calebasse représente la Sagesse. Elle forme un corps (enveloppe/métier) et un sang (contenu/esprit). C’est la matrice de la Vie qui navigue sur l’eau divine qui se repose. Son ennemi est le feu (Stress) accompagnant les Passions.

Le bol représente l’Innovation. Le bol est la réplique artificielle de la Calebasse. Il n’a pas besoin d’être entretenu et ne vit pas de lui-même. Il est figé dans le temps jusqu’à son recyclage (par Rappel).

La Calebasse est vivante et le bol artificiel. La Calebasse est dynamique et le bol plastique. Tous deux coexistent dans cette ère.

Le Bâton est l’attribut du pouvoir (Justice). Il est aussi le support pour la marche et le combat et un guide pour une croissance droite de l’arbre. Le bâton a le pouvoir de détruire la Calebasse ou de la protéger. Il symbolise les segments finis du Temps infini. Il donne droit en tant que vicaire du Maître du Temps. Le bâton (Djo) est la version pacifique du Sabre (Ken), arme du vicaire. Le Bâton est le niveau d’équilibre entre le Ciel et la Terre.

Le tout forme à la fois, une balance à mesurer, un bras de levier bidirectionnel, un pendule à l’équilibre et un sexe masculin renversé et modérément levé qui pointe vers nous et un sexe féminin à la barre porteuse de l’utérus abaissée. Ce dernier point insiste sur le changement de rôle entre l’homme et la femme et sur l’importance du contrôle des naissances compte tenu de la réserve de ressources sur Terre et dans le vieux Monde. L’absence de croix dans la symbolique du sexe féminin (absence d’une barre verticale) montre que les femmes s’affranchissent du besoin du sexe opposé pour vivre, d’où l’abaissement de la fertilité. Ceci est aussi une invitation à la séclusion volontaire pour les croyantes voulant se préserver des turpitudes. De son côté l’homme se voit renvoyé vers une mission de spiritualité plus profonde (point blanc à la place de la barre verticale). Les femmes soutiennent matéri-ellement le couple et ne garantissent plus ni la justice, ni la sagesse; l’homme est la référence spirituelle de la famille et moins dans un rôle de procréation. La monogamie est recommandée, la bigamie autorisée et la prostitution demeure équivoque.

« ASSOUKA, équilibre entre le vieux Monde et la Terre, est maintenu dans le temps par Dieu, seul Juge et seul Sage. »