Mes excuses

Je m’excuse. J’ai suivi le cours du fleuve de matière grise qui a pris sa source dans le refus d’une génération d’élite de confier sa progéniture aux marais locaux, choix guidé par un limon infertile d’écosystème et d’univers cités sans reconnaissance et de grèves aux pierres blessantes. La source au cœur d’une nappe frénétique d’esprit brillants et rêvant d’une formation limpide dans les estuaires des mers sans selles.

Je m’excuse. Je n’ai pas brillé dans l’uni versatilité des « hôtes » études aux points brûlants de matières en infusion. Des galas ci et là où ne brillent plus les voies lactées de l’enfance. Les étoiles deviennent des astres en croissant de l’une et déclinant de l’autre et commettent leur révolution. L’éclat terni dans l’asphyxie des gaz d’échappement des systèmes scolaires aux plats nets et sans défaut. Je m’excuse : le parchemin recherché passait par des parcours elliptiques dans une constellation de bouts, lots, et « Tu » dit en s’humiliant.

Je m’excuse. Je me suis enraciné dans l’humus vers doyen de mon âge d’actif. Fleur du mal de l’exil dans l’oasis professionnelle offrant confort blême d’une luxuriante richesse matérielle sans âme où niveau social et accomplissement humain luttent comme deux lianes courant vers la Lumière. Je m’excuse d’appartenir à cette « dias por Râ » où les jours sont comptés pour une récolte du fruit des graines essaimées à chaque hivernage de l’éco « No Mi » des religions de « Mas ».

Je m’excuse. Je crois toujours en l’Afrique. Le A d’une notation en laquelle elle ne croit pas et le fric sans lequel ils ne croissent pas. J’investis le denier de mes « F » forts en francs monétaires, sans francs tiers, massant ou misant. Le présent offre dans son coffre, un sous-sol soldé et des terres excisées ne jouissant plus aux autochtones. Les bourses déversent leurs crises d’un profit virtuel d’une minorité réelle « d’à-soi » fées et autres charlatans du Monde idéalisé. Je m’excuse.

Je m’excuse. Notre peuple vivra au-delà des oppressions et des abus. Une terre où « Dieu fera » est notre sécurité sociale, « Dieu est grand » notre système de revenu minimum, se lance le défi de traduire en réalisations sa foi unique, tolérante et contemporaine. Construire inexorablement par les mains de croyants et de traditions voulant transmettre au Futur une civilisation qui se transmet par le Temps.

Je m’excuse.